lundi 11 novembre 2013

ROME ville nouvelle....










Rome est une ville ouverte à la gastronomie "genuina".  "Genuina" se traduit comme vraie, naturelle, spontanée et sincère. J'ai quitté Rome il y a plus de quinze ans, j'y avais vécu six ans et toutes ces années ont été les plus gourmandes de ma vie.
C'est un pays, c'est une ville (comme toutes les villes d'Italie d'ailleurs) où à chaque coin de rue vous pouvez vous régaler. La nourriture y est diffuse, à commencer dans les cafés ou les fournils (Forno) et accoudés au comptoir vous pouvez déguster le meilleur café "del mondo" et même si je n'ai pas encore fait le tour du monde, c'est une évidence !
J'ai un lieu de prédilection à Rome, c'est le Sant' Eustachio, (piazza Sant'Eustachio) institution comme tant d'autres mais là, mes pas m'y ont toujours mené pour y boire un cappuccino ou un café sur le pouce. Entre deux visites, vous pouvez aussi y grignoter des tramezzini (pain de mie coupé en triangle fourré de jambon, fromage, tomates, champignons,..), de la pizza blanche en "sandwich" , des pâtisseries ou des glaces. A rapporter le paquet de café frais de 200 gr ou plus, une semaine après il embaume toujours ma cuisine.



Tramezzini









Pour peu d'euros, vous pouvez aussi aller vous faire "tailler " un morceau de pizza, je vous conseille la " Pizzeria a taglio e Tavola calda" di Paolo Arlotti, au140 via dei Baullari, la rue face au Palais Farnèse (Ambassade de France).







Un peu plus en avant, sur la place de Campo de Fiori au 22, vous avez une autre adresse très renommée pour sa pizza al taglio qui est aussi un fournil, l'achat de pains et autres fantaisies est une obligation ! Il est recommandé d'observer la fabrication des pizzas, sur la droite de l'entrée.








Et toujours ce parfum entêtant qui vous réveille les papilles. Votre butin en mains, je vous conseille d'aller vous asseoir sur les marches d'une des 700 églises que compte la ville éternelle, de jour comme de nuit.


Pizza aux courgettes (zucchine)

Pour digérer  et vous donnez le courage de continuer aussi bien sur le plan gustatif que physique, il faut aller boire le "caffé Farnese" spécialité sur la place même du Palais Farnèse, (via dei Baullari 106) idéal pour admirer la façade et reposer ses jambes.


Les bords du Tibre ne sont pas aménagés comme à Paris, il y règne une atmosphère des plus inquiétantes, insalubres et peu fréquentables mais pour ceux qui aiment les risques et veulent fuir la foule des touristes, c'est l'endroit idéal, pour faire un pic-nic improvisé, avec vue sur St Pierre de Rome ! 


"A Rome, la nuit ne tombe pas. Elle a la fraîcheur, la vivacité de l'aurore." Jean Giono


En dessert, vous prendrez bien une glace ? Chez Giolitti (près du Panthéon) via Uffici del Vicario 40 toujours aussi classique, rien n'a changé, excepté le Mont-Blanc !
Pour ceux qui se souviennent de mon reportage sur Paris août 2012, j'évoque cette pâtisserie de chez Angelina que j'avais bien avant découverte à Rome. L'aspect est donc le même, excepté le format, ici on vous propose désormais deux modèles, petit (merci) et grand, à un prix imbattable !!!!





Et merveilleuse surprise ! " Beaucoup plus meilleur " qu'à Paris !!!! Il est d'une légèreté à toute épreuve donc vous pouvez abuser enfin presque ! Car non loin de ce café, une enseigne plus récente a eu le courage de s'installer GROM, au 30/A via della Maddalena (existe aussi à Paris). Cette enseigne n'utilise que des ingrédients d'origine naturelle et se revendique "ll gelato come une volta", c'est à dire la glace comme autrefois !


Dans le même quartier a ouvert il y a 4 ans, une pâtisserie sicilienne, "Nonna Vincenza" piazza Monte Citorio 116. 





 L'accueil est chaleureux et vous ne résisterez pas aux gourmandises annoncées.


Pour dîner ou déjeuner, a-cajou vous a déniché trois endroitsnassez particuliers et dans trois quartiers différents donc idéaux après une visite.


1

Prés du Forum, dans l'ancien marché aux poissons et plus spécifiquement dans le quartier juif, l'Hosteria Giggetto, via del Portico D'Ottavia. La spécialité en est, l'artichaut frit et les fleurs de courgette.





2

Canova Tadolini, Ristorante, via del Babuino au 150 A/B, c'est un ancien atelier, aménagé en restaurant, Adam Tadolini ayant été un élève de Canova. 








Comme vous pouvez le voir vous pouvez prendre un cappuccino ou boire l'apéritif en compagnie d'un ecclésiastique qui n'est qu'une copie, je veux parler de la sculpture !
" A vivre au milieu des statues, on acquiert une certaine grandiloquence. " Jean Giono


























Il y a une multitude de salles, le dépaysement est total.


3

Dans le quartier du Trastevere de l'autre côté du Tibre, Filetti da Baccala, largo dei librairi, 88. J'y ai retrouvé le même plaisir qu'il y a 15 ans, vous pouvez vous asseoir ou emporter un cornet de morue frite. L'accueil reste authentique, les serveurs ont la gouaille romaine, une part de vérité qui se perd !! Si vous vous attablez, il est conseillé de prendre les filets avec la Puntarella, salade typique de Rome, sorte de chicorée dont on consomme le choeur en salade.









Cette petite église voisine logée comme un peu à l'étroit au fond de ce même largo dei Librari est une petite merveille de calme et de fraîcheur (si vous êtes comme moi très vite lassés par le flot des touristes dont par ailleurs nous faisons partis mais nous c'est pas pareil !! Vous y admirerez non pas la simplicité car dans les églises à Rome et en Italie  cela n'est pas possible, mais la beauté des différents marbres qui ornent l'endroit du sol au plafond, sur ce sujet peu commun voici un conseil de lecture:  Fra Angelico. Dissemblance et figuration chez Champs / Flammarion de Georges Didi-Hubermann. 






 












 









Et revoici la Puntarella préparée sur le marché de Campo di Fiori à deux pas des filets de morue. 






Il y a toujours une personne âgée qui prépare des sacs de salades ou de mélanges de légumes pour les soupes comme le minestrone, du prêt à manger frais et local (à méditer !!)










Mille et une salades



 











Giordano Bruno veille toujours sur le marché car pour avoir découvert que l'univers était infini, il mourut sur le bûcher en 1600 pour hérésie.











C'est un festival de couleurs vivaces et de saveurs nouvelles qui vous attendent dans les marchés de la ville, les jus frais de grenade sont à boire in situ.





Enfin, avant de quitter Campo di Fiori, pour votre cuisine et vos amis, rapportez des épices (mélange " Campo di Fiori ", du " basilic ", des câpres et des tomates à confire (ébouillantées puis conservez dans de l'huile d'olive).




Rome, vue du Pincio






Hors des sentiers battus...




Rares sont les pochoirs !































Les clichés !






















Résumé pour un bon week-end à Rome :


- Absolument prendre son petit déj. au " caffé " comme les italiens !
- Les 3 cafés dans lesquels il faut être allé, le café Farnèse pour sa spécialité et la vue, le café della Pace (derrière la piazza Navona) pour prendre une bière vers 18 h et le café Greco, ci-dessous en photo (via Condotti 86) face à la place d'Espagne (piazza di Spagna).




Vous avez donc trois lieux pour manger, trois lieux pour prendre un café ou l'apéro et quatre lieux à ne pas manquer : (Trinité dei Monti,Villa Médicis, Pincio) Piazza del popolo, Piazza Navona, Campoi di Fiori et le Trastevere. Un musée à découvrir le Maxxi ( Musée national des arts du XXI siècle ).



Sur les murs de la ville.





Sur les murs du Panthéon, étranges hiéroglyphes.









a-cajou
 invite une photo !

Rome - Piazza Navona -copyright Vicente - 2013


<< C'est à Rome, dit-il, que vous devez aller si vous voulez devenir quelque chose ! Quelle cité ! C'est une vie et un monde ... Dés que nous entrons à Rome, il s'opère en nous une transformation et nous nous sentons grands comme le milieu. >>
Goethe avec Eckermann



Isola Tiberine